Quand le déneigement féministe plonge Stockholm dans le chaos

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A Stockholm, des élues féministes ont estimé que les opérations de déblaiement de neige axées principalement sur les routes puis sur les trottoirs étaient … sexistes. Les femmes utilisant d’avantage les trottoirs que les hommes, elles seraient de fait discriminées. Récit d’un chaos organisé par les féminazies. 

C’est dans la bourgade de Karlskoga, 30 000 habitants, à 250 km à l’ouest de Stockholm, qu’est né le ­déneigement égalitaire. En 2010, les employés des services techniques de la ville participaient à une formation visant à sensibiliser à la problématique du genre, financée par l’Association suédoise des collectivités locales et régionales (SKL), qui a reçu à cet effet 250 millions de couronnes (25 000 euros) du gouvernement, sur six ans. Durant cette formation, ils ont émis une théorie selon laquelle les femmes, usagères principales des trottoirs, étaient discriminées parce que les déblaiements de neige commençait toujours par les route. Ils ont donc eu la brillante idée d’imaginer un nouveau système de déblaiement “égalitaire”.

De la théorie, à la pratique.

Début novembre, le système a été mis à l’épreuve dans la ville de Stockholm au moment des premières chutes de neige importantes dans la capitale suédoise.

Sauf que rien ne s’est passé comme prévu :  les voitures ont été bloquées sur le périphérique pendant des heures, des écoles ont été fermées faute de bus en circulation, des habitants appelés à rester chez eux …

Le feministiskt snöröjning, ou « déneigement féministe » a provoqué l’hilarité de l’opposition, et Anna Kinberg, chef du parti conservateur a très justement tweeté :

« En quoi la Suède est-elle plus égalitaire quand les bus n’arrivent pas à rejoindre les écoles ? »

Le débat s’est poursuivi dans les éditos des plus grands journaux du royaume.