Cazeneuve entérine sa mise sous tutelle du culte musulman

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Crédits photo : AFP / Miguel Medina

Bernard Cazeneuve, est arrivé au terme de son projet de “Fondation de l’islam de France”. Le 6 Décembre est paru au Journal officiel le décret portant création de la Fondation de l’islam de France.

Fruit de la volonté du gouvernement Hollande de faire émerger un “Islam Républicain”, la fondation de l’Islam de France vise à “former des Imams à la laïcité” à créer “des activités culturelles”. Chapeauté par le Ministère de l’intérieur, cette fondation aurait la lourde tâche de “financer les mosquées et la formation théologique des imams.”

Clairement, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une tentative de contrôle du culte musulman par un état qui, pourtant, est séparé du fait religieux depuis 1905.

Et dès les prémices, Bernard Cazeneuve ne s’en cache pas.

Il déclarera à La Croix, en Août 2016 que :

“La France a plus que jamais besoin d’une relation apaisée avec les musulmans. Cela suppose que la République soit déterminée à prendre dans ses bras tous ses enfants. Cela suppose aussi que tous les musulmans, avec l’ensemble des Francais, s’engagent dans une défense totale de la République face au terrorisme, face au salafisme, car la République est bien leur première appartenance. La France est en effet une République laïque et l’adhésion aux valeurs républicaines doit transcender toutes les autres.”

Il expliquera d’ailleurs dans cette entrevue comment l’état, n’ayant pas le droit  d’intervenir directement dans les affaires cultuelles, créera à côté de la fondation une association ” centralisant l’ensemble des financements nationaux pour la construction de mosquées et la formation théologique des imams”. Par son biais il souhaite aussi que “(…) transite des fonds, dont elle garantira la transparence : non pas une taxe mais une contribution – volontaire et négociée – des acteurs de la filière halal, ainsi que les dons des fidèles.”

Qu’elle puisse finalement en plus de contrôler le contenu des mosquées, d’en contrôler l’argent.

Cette institution prendra la suite de celle qu’à tenter de créer Dominique de Villepin, et démarre avec une dotation d’un million d’euros.

Le journal La Croix nous apprend qu’elle sera dirigée par Jean-Pierre Chevènement et cinq personnalités “qualifiées” : trois représentants de l’État, deux représentants des donateurs, ainsi que le président du CFCM.

La constitution du conseil d’orientation, placé sous la houlette du recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, est un double pari : il devra faire travailler ensemble six représentants du CFCM et 24 personnalités du monde scientifique, philanthropique, social, culturel, et surtout – pour composer ce dernier collège – le ministère de l’intérieur a essayé de s’approcher de « la parité ».

Ces personnalités auto-proclamées auront la lourde tâche de définir ce qui sera Musulman ou non, de valider la constructions des mosquées, de financer les instituts de théologie.

En clair, par cette énième tentative, l’Etat laïque tente de définir l’Islam à sa façon, imposant une sorte de clergé à une religion qui en est pourtant dépourvue, venant mêler dans un savant mélange cultuel et culturel, religieux et sociétal.

On tente encore une fois de faire disparaître l’essence et l’âme de l’Islam au profit d’un simulacre religieux qui permettrait aux instances de l’Etat d’avoir contrôle sur ce qui actuellement leur échappe totalement.

Mais on ne peut museler la foi et brider la croyance, sans consulter les Musulmans au préalable cette institution, comme les autres déjà existantes, n’aura jamais aucune légitimité aux yeux des Musulmans et sera vouée à l’échec.