Le seul centre de déradicalisation existant en France est désormais vide.

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PLUS AUCUN PENSIONNAIRE …

Selon Europe 1, le centre de déradicalisation de Pontourny est désormais vide. Ouvert depuis septembre, ce centre peinait à recruter des volontaires, l’un des bénéficiaires avait même été arrêté mi-janvier pendant une permission, soupçonné d’avoir voulu se rendre en Syrie.

L’établissement expérimental, qui a ouvert ses portes il y a quatre mois à peine, est désormais vide et n’a plus aucun pensionnaire. Le centre n’a vocation qu’à accueillir “le bas du spectre”, c’est-à-dire des individus non dangereux en voie de radicalisation, jamais condamnés ni mis en cause pour une tentative de départ en Syrie.

UN EFFET TOTALEMENT CONTRAIRE

Prévu pour accueillir jusqu’à une trentaine de personnes, le centre longtemps sujet aux réserves, n’a pas connu le succès escompté. Les autorités peinent à sélectionner et à convaincre des candidats. Au maximum, l’établissement n’a suivi simultanément qu’une petite poignée de pensionnaires.

Les pratiques du centre, l’enseignement et encadrement, y était perçus comme une attaque contre l’islam et renforçaient le sentiment de rejet de la France.

INDIVIDUS JAMAIS REVENUS  DE PERMISSION, TENTATIVE DE DÉPART EN SYRIE …

Le dernier hébergé a été condamné mercredi à quatre mois de prison avec sursis pour violences et apologie du terrorisme. Des faits commis alors qu’il était hébergé dans un foyer pour mineurs, il y a trois ans. Or, les critères du centre sont stricts : les “bénéficiaires” ne peuvent pas y rester s’ils ont été condamnés pour violences, même de droit commun.

Ce centre n’a finalement été qu’un échec cuisant, radicalisant plus qu’autre chose des profils qui n’étaient jusqu’alors pas dangereux. La lutte contre le terrorisme est d’une efficacité redoutable.