Le halal profite essentiellement aux non-musulmans

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Halal : de Casino à Quick

Si l’on met de côté le cas de KFC dont les poulets non halal sont vendus, au vu et au su, de tous sous l’étiquette halal, ce qui ne dérange pas même le CFCM muré dans un silence indigne, Quick est le premier à tenter l’expérience du tout-halal. Et pour cause. Son PDG, Jacques-Edouard Charret, est l’ancien directeur des opérations du groupe Casino.

Or, Casino s’est lancé dans le halal en 2008 avec son portail Wassila.fr, puis a commercialisé sa propre gamme de produits halal « Wassila » à partir du 1er août 2009. Passé chez Quick en septembre 2009, Jacques-Edouard Charret, fort de son expérience réussie chez Casino, a décidé de profiter du puissant relais de croissance que constitue aujourd’hui le halal. Les musulmans ne sont pas allés frapper à la porte de Quick pour exiger de la viande halal.

Il n’y a jamais eu de pressions de leur part, comme le martèlent ceux qui rêvent d’une France sans islam ni musulmans. Précisons d’ailleurs que les premières victimes du Quick halal sont Flashburger à Roubaix et King halal à Villeurbanne, deux fast-food tout-halal tenus par des musulmans. L’islamisation rampante a du plomb dans l’aile. Le business non.

Un business juteux pour les non-musulmans

Car il est bien question ici de business et seulement de business qui profite avant tout aux non-musulmans. Qui est l’entreprise numéro 1 dans le monde en matière de (prétendu) halal ? Nestlé. Qui est le plus grand défenseur en France du marché du halal, plus particulièrement de la viande halal ? La toute-puissante industrie de la viande, dont les Bigard, Doux, Duc, LDC (Celvia), Panzani (Zakia), pour les plus connus, engrange d’importants bénéfices chaque année grâce à la filière halal.

Ces mastodontes sont les premiers bénéficiaires de la vigueur de la consommation des musulmans. D’où notamment l’intense lobbying pratiqué auprès des autorités de l’État pour éviter que l’on impose l’étourdissement préalable des animaux lors de l’abattage – lobbying appuyé par celui, assumé, de la communauté juive (voir Bardot à Sarkozy : « Eh bien tranchez maintenant ! ») :

1) en mai 2008 Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, dira lors de la conférence des rabbins européens que « rien ne doit pouvoir remettre en question l’abattage rituel« .
2) le grenelle de l’Animal n’aboutira pas, comme l’espérait l’OABA ou encore la fondation Brigitte-Bardot, à l’obligation de l’étourdissement préalable lors de tout abattage.

Non pas que les industriels soient fondamentalement contre cette pratique, mais il s’agit là pour nombre d’industriels de faire bonne figure, tout en continuant à vendre, avec la complicité d’organismes de certification halal, de la viande non halal sous couvert de halal. Adopter une posture publique pour mieux resquiller en coulisse.

Que Marine Le Pen et ses fac-similés de lLR se rassurent : le communautarisme islamique est loin d’être une réalité et tout ce business profite avant tout à de « vrais » Français.