Marine Le Pen: « Oui, j’avais besoin de 2000 euros de plus par mois »

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Dans L’Émission politique diffusée ce jeudi soir sur France 2, Marine Le Pen a rétorqué ne pas percevoir de « salaire » au titre de présidente du parti mais « un remboursement forfaitaire de frais ».

Une augmentation conséquente. Marine Le Pen a vu son salaire de présidente du Front national passer de 3000 euros net mensuels à 5000 euros en juillet, selon sa déclaration de députée du Pas-de-Calais publiée ce jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Dans ce document de la HATVP, Marine Le Pen déclare 12 000 euros de revenus nets annuels en 2014 en tant que présidente du Front national puis 36 000 euros en 2015 et 2016, soit 3000 euros mensuels.

« Ça a augmenté, parce que la vie augmente »

Pour 2017, elle déclare 23 000 euros de revenus net jusqu’au mois de juillet, et ajoute en commentaire: « La rémunération mensuelle passe de 3000 euros à 5000 euros à compter du mois de juillet 2017. » Soit une augmentation de 66%.

Dans L’Émission politique diffusée ce jeudi soir sur France 2, Marine Le Pen a rétorqué ne pas percevoir de « salaire » au titre de présidente du parti mais « un remboursement forfaitaire de frais » au titre de ses « frais de représentation en tant que représentante du FN ». « Oui, j’avais besoin de 2000 euros de plus par mois », répond-elle à Léa Salamé.

Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, avait lui aussi expliqué plus tôtque « le terme exact n’est pas rémunération mais remboursement forfaitaire de frais ». « Ça a augmenté, parce que la vie augmente. C’est d’une banalité à pleurer », a-t-il ajouté dans Paris Match.

Une fonction rémunérée depuis seulement 2014

La fonction de présidente du FN, qu’occupe Marine Le Pen depuis 2011, est rémunérée depuis seulement 2014, puisque l’intéressée indique avoir perçu 0€ net pour les années 2011, 2012 et 2013.

Après les législatives, Marine Le Pen avait sollicité à nouveau d’éventuels prêteurs pour son « emprunt patriotique » lancé début juin, plaidant une « course contre la montre pour aider nos candidats » et assurant que cet « effort » est « vital » pour que le FN puisse « faire face aux échéances financières ».

Dans leurs déclarations respectives, ni Marine Le Pen, ni Louis Aliot, son compagnon, député des Pyrénées-orientales, ne se déclarent l’un l’autre dans la case des « activités professionnelles » exercées « par le conjoint, le partenaire lié par un PACS ou le concubin ».