Washington, Paris et Londres mènent une série de frappes en Syrie

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L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique du régime, à Damas et près de Homs.

Après plusieurs jours de préparations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé, vendredi 13 avril, que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.

« Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

Il s’agit d’une réponse à l’attaque chimique présumée récemment menée à Douma, ville de Ghouta orientale, un territoire situé sur les marges orientales de la capitale syrienne Damas. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime de Bachar Al-Assad était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.

L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé, lors d’une conférence de presse, que les tirs étaient déjà terminés. A son côté, le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.

Le régime de Damas a dénoncé « l’agression tripartite contre la Syrie », « une violation flagrante du droit international », « vouée à l’échec », a rapporté l’agence officielle Sana.