Malgré les radars détruits, le nombre de morts sur la route a baissé

Le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, a révélé dimanche 30 décembre sur les ondes de Franceinfo qu’il y avait eu, fin novembre, 200 morts en moins par rapport au même mois en 2017.

Les chiffres sont bons. Selon Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, interrogé par France Info, on comptait 200 morts de moins, fin novembre, sur les routes françaises par rapport à 2017. Un constat étayé par le baromètre de l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière qui fait également état d’une baisse de la mortalité routière sur le mois de novembre par rapport à l’année précédente, mais également sur les douze derniers mois cumulés.

Les deux tiers des radars seraient détruits

Une baisse de l’ordre de 7 % dont la cause n’est pas, pour l’heure, pas encore définie. Emmanuel Barbe se garde d’ailleurs de faire un lien entre ces chiffres et la baisse de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h. La limitation à 80 km/h est loin d’être une mesure miracle, selon lui « tout accident, quelle que soit sa cause, bénéficie d’une baisse de la vitesse . » Mais Emmanuel Barbe ne semble pas avoir été interrogé sur les radars détruits. Le délégué interministériel estimait, sur LCI, pourtant le 27 décembre que « le plus dramatique » dans ces destructions « est que cela aura un impact sur la mortalité ». Trois jours plus tard, le sujet n’est plus sur la table. Une grande partie du parc de radars, les deux tiers selon le site radars-auto.com, a pourtant été détruit. La situation en est à un tel point que l’État ne veut plus dire combien de radars sont détruits « pour éviter un effet de surenchère et pour que les gens ne modifient pas leur façon de rouler ».

SOURCELa voix du nord
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