Après avoir recalé deux femmes voilées, elle présente ses excuses

Le changement de ton est complet. Après avoir dans un premier temps assumé crânement ses propos, qu’elle affirmait dimanche matin ne pas regretter, Myriam Cattoire souhaite présenter ses excuses aux deux jeunes femmes voilées dont elle a refusé de prendre les inscriptions pour sa braderie du 1er mai. « Je préfère pas, ça me cause du tort », avait-elle argué.

Ce lundi matin, elle dit regretter d’avoir été « hautaine et méchante », une attitude qu’elle explique par le surmenage lié à l’organisation de ce vide-greniers dont les bénéfices sont reversés à son association R’éveil, qui s’occupe des victimes de traumatismes crâniens depuis 1995. « J’étais fatiguée et malade, ma langue a été plus vite que ma raison. Je ne me suis pas rendu compte que je blessais violemment toute une population. Je présente mes excuses à ces deux personnes ainsi qu’à toutes les personnes qui ont pu être choquées », écrit-elle dans un communiqué.

« L’association ne fait aucune discrimination dans ses missions et ne doit aucunement être impliquée. »

Myriam Cattoire insiste aussi pour séparer « ce triste événement dont je suis coupable » de l’activité de son association, qui d’après elle « ne fait aucune discrimination dans ses missions et ne doit aucunement être impliquée » dans cette affaire. Des excuses qui pourront peut-être apaiser la situation, mais qui n’auront pas d’incidence quant à une éventuelle plainte, dont on n’a pas encore confirmation.

Rappelons que l’article 225-2 du code pénal prévoit une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de discrimination, lorsque celle-ci consiste à refuser la fourniture d’un bien ou d’un service.

SOURCEvdn
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