Teva, en grande difficulté, chute dans le rouge en 2017

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Le géant israélien des médicaments génériques Teva, en grande difficulté, a annoncé jeudi une perte nette de 16,3 milliards de dollars pour l’année 2017, en raison notamment de dépréciations d’actifs principalement liées à l’activité dans les génériques aux Etats-Unis et à des effets fiscaux.

Teva a dévoilé parallèlement des prévisions pour cette année jugées décevantes. Dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle à New York, où le groupe est coté, son action reculait de 9,72%.

Une fois éliminés les éléments exceptionnels, le résultat par action, mesure de référence à Wall Street, est positif de 4,01 dollars pour l’ensemble de l’année 2017. Il se situe au-dessus de la prévision des analystes, qui tablaient sur 3,84 dollars.

Sur la même période, le chiffre d’affaires a progressé de 2% pour atteindre 22,4 milliards de dollars, dépassant légèrement les prévisions (22,24 milliards de dollars). Il a notamment été tiré par l’intégration de l’activité de médicaments génériques Actavis et de celle du distributeur de génériques Anda, rachetées à Allergan.

Au seul quatrième trimestre, le groupe a enregistré une perte nette de 11,5 milliards de dollars, contre une perte de 973 millions de dollars à la même période en 2016.

Le groupe a notamment subit des dépréciations d’actifs de 11 milliards de dollars, principalement liées à l’activité dans les génériques aux Etats-Unis.

Ramené par action et hors éléments exceptionnels, Teva a toutefois enregistré sur le dernier trimestre un bénéfice de 0,93 dollar.

Pour l’année 2018, Teva a indiqué s’attendre à un chiffre d’affaires en baisse. Il devrait se situer entre 18,3 et 18,8 milliards d’euros, en-dessous des prévisions des analystes qui visaient 19,26 milliards de dollars. Le bénéfice par action devrait ressortir dans une fourchette de 2,25 à 2,50 dollars, également inférieure aux attentes (2,94 dollars).

L’ancien fleuron de l’industrie israélienne se débat depuis des mois avec les retombées de décisions managériales passées et de circonstances défavorables. Il fait face par ailleurs à une dette évaluée à 35 milliards de dollars.

En novembre, il avait présenté un plan de restructuration douloureux devant lui permettre de faire 3 milliards de dollars d’économies d’ici à fin 2019 et annoncé la suppression de 14.000 emplois dans le monde en 2018 et 2019, soit 25% de ses effectifs.